La quille est en hêtre, tandis que les varangues et les membrures sont en chênes ou peuplier. Les autres bois testés n'ont pas donnés de bons résultats (trop cassant). Sachez que le bois préféré des maquettistes est généralement le poirier... pour nous, à la fois trop dur à trouver et surtout, difficile à travailler avec notre outillage.
Les chevilles sont réalisées avec des allumettes. La découpe des éléments de la charpente est effectuée avec une petite scie fait maison ( réalisation Boom Rang')
La hauteur des membrures est sans importance (pour le moment). On distingue également sur cette photo les différents bois utilisés. Cette étape est peut-être la plus importante de tout le projet. Avec la scie à chantourner et la lime, le résultat des patrons n'est pas assez précis.



L'absence de fraiseuse rend la tâche d'autant plus difficile que le moindre écart de verticalité avec la perceuse décale l'assemblage de la pièce...
Au centre de chaque varangue, l'assemblage se fait avec juste une allumette... A ce stade de la réalisation, l'ossature est fragile, peu stable.
La pose des premières bordées. C'est une longue, très longue période qui commence. Celles-ci sont réalisées en bois de cagette ( idée Boom Rang'). Elles ont été assemblées avec de la colle à bois.
A ce stade, les prouesses pour réussir à maintenir les bordées sur la charpente sont nombreuses. Les gros élastiques se sont avérés être d'une grande efficacité. Au pire, c'est l'agonie des doigts statiques.
Une fois la pose des bordées (ouf), le résultat est à la hauteur des cagettes utilisées. Un petit lifting s'impose ;
C'est déjà mieux ! Cela n'empêchera pas les défauts de structure produits par l'amateurisme de la première étape, lesquelles vont être difficile à gommer. Pire, ils se révèlent davantage avec la pose du pont.
La pose du pont va être une étape assez délicate. Il a été nécessaire de réduire la hauteur des membrures. Ce travail a été éffectué à la meule. Rapide et efficace, mais c'est quand même assez dangereux.
(à déconseiller)
Le parquet est réalisé suivant une méthode dévoilée par un internaute. Il suffit de le tracer, puis de le graver avec un outil style tournevis et de colorier avec un crayon à papier gras 2b. La technique est assez bien, le matériau contre-plaqué probablement pas approprié à celle-ci. Par contre, la réalisation du parquet révèle quelques défauts (absence de fraiseuse) de la coque.
Le résultat me satisfait. Un petit vernis en guise de finition est le tour sera joué. Par la suite, une petite baguette a été posée sur l'interstice entre le pont et la bordée supérieur. En jouant avec le parquet, il a été possible d'atténuer (visuellement) les défauts de la structure.
Avec les mâts et le beau-pré, il commence à être beau. L'assemblage des mâts a été réalisé avec des ligatures. Les pièces en bois se sont avérées trop fragiles et difficiles à concevoir.

En noir, elle est encore plus jolie. On remarque la réalisation de la dunette avec ses 4 petites fenêtres et le gaillard avant. Pour le moment, la couleur rouge du tirant d'eau n'est pas envisagée (problème de budget).
C'est le début de la réalisation du gréement. La tâche s'avère difficile, la documentation disponible est assez pauvre. A la perçeuse, les poulies sont tournées, perforer et vernis (environ 150).
La pose des haubans n'est vraiment pas conformes. Il eut été nécessaire d'ajouter une planche à cet effet sur la coque, au lieu de la percer, voir d'effectuer un socle à cet effet sur le ponton. Et en ce qui concerne les différences de diamètres des haubans, j'ai hésité à le faire mais question coût et temps...

Et ça avance doucement, puis, le temps de réaliser la voilure est venue.
Les voiles sont d'abord tracées, d'après les plans réalisés, sur un rideau blanc. Ensuite, une cordelette est cousue sur chaque horizontale. Enfin, des coutures verticales sont effectuées tout le long de la voile à intervalle régulier.
La pose des premières voiles du grand mât est un grand moment de bonheur, la voilure prend forme et donne de la gueule au bateau.
La deuxième fournée de voile, malgré les mêmes réglages de machine à coudre, révèle quelques soucis de tension du fil.
Et de deux, c'est bôôôô !
Avec la voilure du 3ième mât et de son artimon, la réalisation des cordages du gréement commence. Cette étape n'a rien de réaliste, la documentation et les connaissances de l'association de ce sujet sont trop approximatives.
Sur le beau-pré, les focs sont ajustés.
Le support est reproduit avec des vis laiton et peint de noir.
La pose des grilles de sécurité et...l'ancre en étain à la fois fondu et façonnée à la mini perçeuse!
Un bateau sans son nom sur une plaque...ce n'est pas acceptable! Alors on a réalisé à l'acide sur laiton cette plaque posée un peu à la va-vite.
Le drapeau hollandais !
Et voilà le bestiaux, on n'est pas dans la reproduction fidèle, il manque les bateaux de sauvetage, le gréement est allégé d'une voile, l'équipement du pont est très sommaire...MAIS, le clipper est là, toutes voiles déployées.
Une autre vue, le plaisir est au rendez-vous...un grand moment de bonheur...
Boom Rang' vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'années.
Luz!





































